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2015 - Parrain James Grady

Mis en ligne par : ARDN

2015 - Parrain James Grady

His favorite line from a movie is :

"Here's looking at you, kid."  Humphrey Bogart in CASABLANCA.  

His favorite line from a novel :

"I won't play the sap for you."

Dashiell Hammett's - THE MALTESE FALCON

His favorite noir movie :

CHINATOWN

James GRADY
Né le 30 avril 1949 à Shelby dans le Montana.
Il habite à Washington

Il passe son enfance à Shelby, petite bourgade à l’ouest de Rocheuses et au sud de la frontière canadienne, où son grand-père maternel avait été cow-boy et joueur professionnel ; une ville innocente en apparence, mais où règnent la violence et la corruption. Très jeune, Grady décide qu’il veut être écrivain : il lit de nombreux romans policiers et voit six ou sept films chaque semaine (son père gérait plusieurs cinémas des environs).

Durant ses études, il obtient une importante bourse pour réaliser un reportage d’investigation, ce qui lui offre la possibilité de passer trois mois à Washington auprès de Lee Metcalf, sénateur du Montana. Revenu à l’Université de Missoula (1967-1971), Grady obtient son diplôme de journalisme.


Durant toute cette période, il participe activement à la vie politique et se fait remarquer dans des manifestations contre la guerre au Vietnam ou contre le gouverneur local. Ayant obtenu une nouvelle bourse, il passe une année auprès du sénateur Metcalf durant l’épilogue du «Watergate » et sympathise avec Jack Anderson, un journaliste dans la lignée des muckrakers du début du siècle. Les deux hommes travaillent ensemble quatre années, couvrant les affaires criminelles, politiques, d’espionnage ou militaires…

Dès son premier roman, Les Trois jours du Condor (The Six Days of the Condor, 1974), Grady connaît le succès. Ce passionnant suspense, adapté l’année suivante au cinéma par Sidney Pollack (il devint Les Trois jours du Condor), connaît immédiatement une suite, L’Ombre du Condor (The Shadow of Condor, 1975) puis Grady signe The Great Peble Affair (1976), un polar plus humoristique, du pseudonyme de Brit Shelby.
Après Catch the Wind (1980), qui traite des changements intervenus dans les mines de charbon du Montana, il renoue avec le genre dans Runner in the Street (1984), premier volet consacré au détective privé John Rankin, également protagoniste de Dur, dur… (Hard Bargains, 1985). Les romans suivants, Le Feu du rasoir (Razor Game, 1985) et Just a Shot Away, (1987), se déroulent tous deux à Baltimore. Steeltown
(Steeltown, 1988), dans le cadre d’une ville minière, utilise le thème de la ville pourrie ; c’est un solide récit dans la lignée de La Moisson rouge de Hammett.

Après avoir ainsi exploré plusieurs facettes du roman noir, Grady revient au thème de ses débuts, la CIA, et manifeste son originalité par l’imposant Fleuve des ténèbres (River of Darkness, 1991) et dans la même veine Tonnerre (Thunder, 1994). 
Comme une flamme blanche (White Flame, 1996), illustre, outre ses qualités d’excellent romancier, la facette humaniste de Grady qui dénonce cette fois le fléau que constitue le racisme. Grady, là encore, excelle dans une course poursuite, dense, sociale et pleine de souffle.

La même puissance imprègne La Ville des ombres (City of Shadows, 2000). Publié aux Etats-Unis sous le pseudonyme de James Dalton, cet ouvrage constitue une radiographie morale des Etats-Unis des années 60/70, alors en pleine crise de conscience.

Les Trois jours du Condor ( (The Six Days of the Condor, 1974)
L’Ombre du Condor, 1975 (The Shadow of Condor)
Dur, dur... (Hard Bargains, 1985)
Le Feu du rasoir (Razor Game, 1985)
Steeltown (Steeltown, 1988)
Le Fleuve des ténèbres (River of Darkness, 1991) – Rivages/Noir, mars 1994
Tonnerre (Thunder, 1994) – Rivages/Noir, octobre 1996
Comme une flamme blanche (White Flame, 1996) – Rivages/Noir, septembre 2002
La Ville des ombres (City of Shadows, 2000) - Rivages/Thriller, septembre 2002
Mad Dogs – Rivages/Thriller, octobre 2009– Rivages/Noir, janvier 2013

 

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